Articles

Affichage des articles associés au libellé Amélie Nothomb

Soif d'Amélie Nothomb

Image
Amélie a osé un pari dangereux cette année : se mettre dans la peau du Christ. Pourquoi ? Dans quel but ? Je dirai peut-être dans celui de nous faire ressentir les sensations merveilleuses procurées par le corps dont l'ultime serait la lente dégustation d'un verre d'eau après avoir ressenti une soif intense. Et le Christ a ressenti cette sensation de façon atroce sur le chemin de la crucifixion et plus encore en haut de la croix. Amélie retrace les souffrances du Christ et tente de saisir ses pensées lors de son calvaire qui le mène au Golgotha. A-t-il vraiment maudit son père? A-t-il regretté sa condition? Quelles furent ses dernières pensées? Toutes ces étapes sont racontées avec l'inimitable plume de l'auteure où chaque mot est pesé, retourné, observé, goûté... Du coup, l'on souffre avec le Christ, on aime, on pleure, on pense. Et si la condition humaine n'était pas si tragique finalement, si l'incarnation du Christ était le symbole de notre propre i…

Le Fait du Prince d'Amélie Nothomb

Image
Aussi précise qu’un métronome, Amélie Nothomb nous offre cette année encore un cru savoureux et loufoque. Elle n’écrit jamais au premier degré, la réalité n’a pour elle d’existence que dans une sphère décalée et parfois à la limite de l’absurde.
L’histoire qu’elle nous conte cette fois-ci, est celle d’un certain Baptiste Bordave, trente-neuf ans, exerçant un métier sans intérêt et dont la vie est si morne et ennuyeuse qu’il n’hésitera pas à changer son identité contre celle beaucoup plus troublante d’un scandinave venu mourir dans son salon. « Je ne me rappelais pas ce que je faisais avant(… ). Ce devait être un de ces boulots interchangeables que l’on accepte pour payer le loyer ». P27. L’aventure va alors commencer pour notre homme enchanté de prendre la place du mort dont le nom d’Olaf Sildur est autrement plus exotique que le sien. Le roman est bâti sous forme de huis clos et je me suis laissée entraîner avec délices dans les dialogues de ces deux êtres dont l’oisiveté poussée …

Ni d’Eve ni d’Adam, Amélie Nothomb

Image
Vous connaissez certainement toutes Amélie Nothomb, son style lunaire et son humour décapant.
« Ni d’Ève ni d’Adam » raconte l’histoire folle de notre célèbre Franco-Belge amoureuse du Japon et qui tout naturellement tombera dans les bras d’un citoyen peu ordinaire du nom de Rinri : « Le moyen le plus efficace d’apprendre le japonais me parut d’enseigner le français. Au supermarché, je laissai une petite annonce... » L’aventure peut commencer… La rencontre d’un jeune étudiant désirant améliorer sa pratique de la langue de Molière. Amélie dévoile avec délicatesse cette relation amoureuse à l’époque même de « Stupeur et Tremblement » ( Grand Prix du Roman de l’Académie française, 1999 ). L’auteure parvient à nous faire rire avec cette histoire qui, dans le fond, n‘est pas vraiment risible. Un amour à sens unique est toujours une souffrance, et pas seulement pour le mal aimé… Subtil mélange de quotidien - ici la découverte de la vie japonaise -, et de réflexions métaphysiques sur l’amo…